
Mercredi 15 Juillet 2009 : En feuilletant le gratuit « Au Fait » (le 20 Minutes Casablancais), je m’attarde sur une publicité pour le Festival Casa Music. L’an dernier, j’avais déjà entendu parler de ce festival gratuit organisé dans la ville de Casablanca mais la programmation ne m’avait pas interpellé. Ce jour-là, en revanche, entre Craig David et le Rappeur Busta Rythmes, je vois se dévoiler sous mes yeux les noms de Texas et CSS (Cansei de Ser Sexy). Après vérification sur Internet, je réalise que cette programmation, aussi surprenante soit-elle, est bel et bien une réalité.
Le Maroc ne peut revendiquer une tradition de festivals de musique au sens européen et ne peuvent prétendre à une programmation aussi étoffée. Mais depuis quelques années, le Royaume se fait une place sur un plan international en jouant la carte « Musiques du Monde » notamment à travers le célèbre Festival de Musiques GNaoua d’Essaouira. Depuis 2001, Rabat s’est également mis à l’oeuvre à travers le Festival Mawazine qui a vu entre autres Kylie Minogue, Alicia Keys ou encore Stewie Wonder se produirent cette année.
Pour sa 5e édition, les organisateurs du Festival Casa Music avaient opté pour une programmation plus pop, actuelle et urbaine, le tout en offrant quatre jours de concert gratuit au public casablancais. Pour ma part, les hostilités démarrent dès le Jeudi Soir avec Craig David. Loin d’apprécier la musique du célèbre chanteur de R’N’B, c’est la curiosité de découvrir un concert marocain et le public casablancais qui me pousse à y assister. A voir la foule nombreuse, cela confirme la popularité de ce style de musique au Royaume et les familles et nombreux jeunes présents prennent plaisir à voir évoluer leur idole pour un véritable show made in UK.
A 23h, la soirée se poursuit sur la Place Rachidi dans le centre de Casablanca pour un deuxième concert très attendu
pour ma part : le groupe brésilien d’électro-rock CSS (Cansei de Ser Sexy). Groupe peu connu et découvert en 2007 où j’avais eu l’occasion de le voir évoluer sur scène au Wireless Festival de Londres puis à la Route du Rock à St-Malo. Une programmation si pointue au Casa Music Festival me laissait plutôt dubitatif mais l’idée de pouvoir les revoir sur scène au Maroc m’enchantait. Alors que les premiers “Salam Haleikhoum” sont lancés par la chanteuse au public casablancais et que le groupe enchaîne ses premiers riffs, le spectacle semble être plutôt du côté de la foule. Il est tard, les familles ont déserté l’endroit, et ce sont des jeunes (de la Medina en majorité, située à deux pas de la place) pour un public quasiment 100% masculin qui ont investi les lieux. Au vue des premiers pogos et mouvements, le public semble découvrir le groupe dans une atmosphère assez déconcertante. La suite du concert est un florilège du meilleur de CSS ponctué par un chaleureux « Choukran » de la chanteuse à chaque fin de chanson. L’électro-rock punchy du groupe brésilien se prête bien au cadre exotique de la place avec une haie de palmiers à l’arrière de la scène. A 00h00, le concert se termine, et il est temps de repartir, la foule semblant surchauffée et aux milieux de quelques échauffourés entre jeunes et policiers, nous nous frayons un passage pour un sympathique concert dans une ambiance tout de même peu habituelle à nos yeux. Se rendre à un concert au Maroc n’a rien à voir avec un festival européen et l’expérience est unique.
Le samedi soir, c’est au tour de Sharleen Spiteri du groupe Texas d’enflammer la scène de la Corniche. Le son rock de la chanteuse écossaise conquiert le public plus familial à cette heure-ci, et c’est dans une véritable communion avec la foule que nous nous délectons de ce son si familier au milieu du public casablancais. La deuxième partie de soirée se déroulera Place Rachidi pour la découverte de la chanteuse Nigériane de Soul Nneka. Comme le Jeudi soir, la foule est plutôt masculine, et nous nous prenons non sans mal aux jeux des pogos avec les locaux. La performance de la jeune chanteuse nous enchante et confirme la programmation pointue des organisateurs, ayant su mêler grands noms et découvertes musicales pour le public casaoui dans des genres bien différents. Le Festival prendra fin le Dimanche Soire en rassemblant près de 70.000 personnes pour la venue du rappeur US Busta Rhymes.

Le Casa Music Festival apparaît unique en son genre, et si l’ambiance est différente du vieux continent, il n’en reste pas moins que la venue de ces groupes au Royaume est tout à fait réjouissante. Une bien belle initiative, qui plus est gratuite, de la part de Farid Bensaïd, président de Casa Music, et de l’organisateur, l’Association Forum Casablanca, pour une édition 2010 qui devrait tenir encore plus de promesses !




maghrébins. Le principe de l’Aid El Kebir c’est l’achat d’un
Un premier barbecue improvisé en bas de ma rue m’avait mis la puce à l’oreille. Je découvrais avec surprise les premières têtes de la bête sacrifiée passées sur le bûcher afin d’enlever tout poil.
Pas décidé à en rester là, en discutant avec un Marocain, ce denier me demande si je souhaite assister à un sacrifice. Je me doutais que la partie n’était terminée, pouvant encore entendre le bruit des “bês bês bês” au loin. De ce pas, je le suis et découvre la découpe du mouton dans une cour intérieure, le sacrifice venant tout juste d’avoir lieu, la bête était encore chaude, les intestins tout justes retirés. Un des hommes soufflait à travers la peau, il m’expliqua que c’était pour faciliter la séparation entre la viande et la peau de laine.
Oukaimeden est situé à 75 km de Marrakech, sur la route de la Vallée de l’Ourika. La partie Casablanca – Marrakech s’est déroulée sans encombres, la nouvelle autoroute permettant d’engranger les 240 Kms séparant les deux villes en des temps très satisfaisants. La route s’est compliquée par la suite avec une dernière montée de nuit à travers les routes étroites et sinueuses de l’Atlas. C’est
n’est pas non plus dernier cri mais me convient très bien en tant que complet débutant. Il donne même une ambiance années 70’s assez sympathique au sommet des pistes et mes premières chutes font rire aux éclats les Marocains qui déjà voyaient à travers le Francaoui, le Blond de Gad Elmaleh. Après quelques minutes, je me lance dans mes premiers virages et commence à me prendre au jeu. Vingt minutes plus tard, il sera temps de déchausser, la piste étant fermée et grillagée pour la suite de la descente. Contraints de s’arrêter là, nous entamons une remontée à pied, skis sous le bras, pour rejoindre le bon bout de la piste principale. Totalement éblouis par la beauté des paysages et la vue imprenable sur tout l’Atlas, nous tentons un raccourci à travers la montagne.


























