
When Economic Growth comes from the sky…
September 21, 2008Une dizaine de jours et le Ramadan touchera enfin à sa fin. L’endurance fléchit et le jeûn commence à ronger les nerfs des locaux et des étrangers également au final. Ce rythme si spécial, la fermetures des endroits nocturnes, cette drôle d’ambiance, tout cela commence à peser sérieusement. Pour couronner le tout, la pluie s’est invitée dans le ciel de Casablanca et l’orage a grondé (Katrina is back?) pour le plus grand bonheur de certains locaux, surtout quand la famille est dans la tomate. Les autres bloqués dans les embouteillages ont moins apprécié.
A ce propos, l’anecdote est plutot marrante : la pluviométrie aurait un impact conséquent sur la croissance du PIB marocain.
Le postulat m’avait laissé des plus dubitatifs jusqu’au jour où l’on m’a confié une présentation du pays à réaliser au bureau et qu’une des requêtes de mon donneur d’ordre était la suivante : “Ce serait également intéressant que vous pensiez à insérer un graph montrant la corrélation entre la croissance du PIB marocain et le niveau de pluviométrie”. A mon grand étonnement, je lui ai demandé des explications supplémentaires sur ce qu’il avançait et ce à quoi il me répondait “Au Maroc, on estime le taux de croissance moyen chaque année au alentours de 5% pour une année normale en termes climatiques. Ensuite, si la pluviométrie a été bonne, le taux peut connaître une inflexion comprise entre 2 et 3 points, et le contraire en cas de temps sec”. La pluviométrie joue donc bel et bien un rôle d’accélérateur ou de régulateur du taux de croissance de l’économie marocaine, assez incroyable!
Prépondérance du secteur agricole et climat sec
Hors sachant que si le Maroc se développe et s’industrialise à un rythme soutenu, la part du secteur agricole reste des plus prépondérantes dans l’économie : 50% de la population active pour 15% du PIB. Enfin, à la vue du climat, l’eau reste en effet une ressource des plus rares au Maroc (cf carte de la pluviométrie). En y réfléchissant un peu tout ça est alors des plus logiques, pas de pluie, pas d’eau, pas de culture, pas de récoltes, un schéma assez basique finalement…
A défaut d’avoir mis la banane aux Casablancais ce week-end, j’imagine que les sourires étaient des plus radieux dans les campagnes marocaines… Il n’est de richesse que d’hommes… et d’eau au Royaume du Maroc.
Autant dire que si Cuba et la côte Américaine pestaient contre l’ouragan Ike, il aurait été définitivement le bienvenue au Royaume ! En tout cas, les scènes étaient assez déroutantes ce week-end dans le centre-ville de Casablanca où les mules éprouvaient les pires difficultés à tirer les charrettes en patinant sur le goudron humide. Qui plus est, la menthe était aux abonnées absentes dans les étales “rupture de stock, on a pas été livré ce matin”. Pour ma part, cette pluie aura eu le mérite d’arroser un chouia mes plantes (Eh oui, N’a pas la main verte qui veut!) et de donner un coup de propre au mobilier de la terrasse




