Posts Tagged ‘Casablanca’

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Casablanca Nightlife

September 12, 2008

Un petit article pour inaugurer une nouvelle rubrique : Casa By Night. A la tombée de la nuit, Casablanca montre aussi de nouvelles facettes . Il va de soi que dans un pays musulman les nuits ne sont pas aussi agitées que dans nos contrées européennes mais une vie nocturne semble se dessiner même si elle n’est pas au goût de tout le monde. A propos, la rubrique risque d’être moins pourvue que pour des wicked London nights ou des chinoiseries shanghaiennes.

L’Amstrong Bar, la bonne surprise de Casablanca

Le premier constat réside dans la mince offre culturelle à Casablanca : Salles de Concerts, Théâtres et Cinéma de Quartier sont aux abonnés absents. De facto, cela se répercute sur la qualité et quantité des lieux de sorties nocturnes. La scène musicale est quasiment absente à l’exception faites de quelques lieux atypiques qui se comptent sur les doigts d’une main. Ainsi l’Amstrong Jazz Bar, testé et approuvé ,fait figure d’exception dans le paysage nocturne casablancais. Comme son nom l’indique, il doit son appelation en référence au défunt légende du Jazz, l’Américain Louis Amstrong. Situé sur la Corniche, il reçoit des groupes anglo-saxons s’éxécutant à la reprise de classiques du rock : Zombie de The Cranberries ou encore Seven Nation Army des White Stripes. L’ambiance qui se veut américaine et club de jazz, reste des plus agréables. Il existe d’autres lieux nocturnes aussi sympathiques à l’instar de la Cigale. Il reste à découvrir encore ces trésors dans les prochains mois. En revanche, des festivals de musique sont ponctuellement organisés sur Casablanca, notamment la dernière édition du Casa Music qui a vu Ziggy Marley ou Alpha Blondy.*

R’N'B ou… R’N'B

Il faut dire que Casablanca la nuit est aussi contrastée entre endroits traditionnels et lieux branchés adoptant les (mauvais et tristes) standards mondiaux dans le domaine. Ainsi, le choix s’arbitrera entre l’expérience d’un traditionnel Cabaret (à faire) , Danses Orientales et Chants Arabes en guise de spectacle, ou bien des Boîtes Jet-Set luxueuses passant en boucle le dernier David Guetta. L’entrée est alors moins difficile pour un expat, supposé au portefeuille bien garni (Bouteille obligatoire à 1.800 Dhs pour une table), ou un nabab Marocain débarquant avec voiture de sport et deux belles gazelles endimanchées. La dernière tentative fût néanmoins un échec pour ma part en restant à la porte du Carré Rouge. L’été, les endroits nocturnes de la Cornich sont en effet très sollicités par les MRE (Marocains Résidant à l’Etranger) qui ,avec belles voitures et paillettes, font un véritable show-off afin de mettre en avant leur “réussite”. La scène devant l’entrée était typique de la nuit casablancaise à l’image de ce local qui aurait fait un très bon figurant dans un clip de Rap US : Lunettes Rayban, Grosse Chaîne et tee-shirt provocateur “Tony est mort mais le Ghetto vit encore”, la panoplie était surprenante… Promis, j’irais me faire le même à Derb Ghallef la semaine prochaine et j’aurais alors le passeport idéal pour rentrer dans l’orgie !

Le VIP, le Rick’s Café, le Velvet… toutes ces boîtes rivalisent de luxe pour attirer le chaland. La concurrence fait rage avec les bars des Grands Hôtels : Hyatt ou Sheraton. Lieux VIP ouverts à la prostitution ou vieux troquets glauques pour le mâle de la classe populaire, Casablanca ne semble pas encore connaître l’intermédiaire ou tout du moins cela émerge tout doucement.

Malgré tout, il faut bien avouer que ça guinche à Casablanca, surtout du côté de la Corniche, ça guinche à la Marocaine, une curiosité à approfondir dans les prochains mois.

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Casablanca: The Twin!

August 16, 2008

Les Twin ou le symbole de Casablanca, celui du Maroc moderne, résolument tourné vers l’avenir. Malheureusement leurs parents new-yorkais ont disparu il y a déjà quelque temps et les boutades vont bon train chez les locaux à chaque date anniversaire du 11 septembre. Moins imposantes que leurs défuntes aînées, elles dominent malgré tout le Grand Casablanca en s’hérigeant au-dessus du quartier populaire du Maarif.

Les deux tours jumelles plus officiellement le Twin Center (برجي الدار البيضاء) mais plus communément surnomées les Twin par les locaux abritent des bureaux dans le centre névralgique de Casablanca. Constitués de l’East Tower et de la West Tower, les deux tours cumulent chacune un total de 28 étages pour atteindre une hauteur totale de 115 mètres (A noter que le minaret de la Mosquée Hassan II culmine lui à 210 mètres). On est bien loin des folies de Dubai mais il n’en reste pas moins que les Casablancais restent fier de ce nouveau symbole de Casablanca, métropole tournée vers l’Occident et témoignant d’un dynamisme économique véritablement en marche pour le Royaume. Conçues par l’architecte catalan Ricardo Bofill Levi, les Twin sont incontournables pour tout habitant et sont un vrai point de repère. Lieu de rendez-vous ou bien indication de direction pour un taxi, tout le monde connaît les Twiiiin à Casa.

Cerise sur le gâteau, il y a même un signe spécial “Twin” pour indiquer que l’on souhaite s’y rendre au taxi. Il suffit alors de lever les deux index de ses mains en parallèle pour faire comprendre au chauffeur que l’on demande les Twin.

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Ain Seeba, Boulevard Moulay Ismaël…

August 15, 2008

Lundi 2 Juin 2008, Jour Officiel de la rentrée, non pas des classes, mais dans la vie active, la vraie, la claque qu’on prend pour 40 ans, si ce n’est plus au train où ça va. Si un chauffeur m’accompagne le premier jour pour effectuer le trajet de l’hôtel au lieu de travail, il faudra par la suite faire appel aux services du petit taxi rouge. Pour la modique somme de 25 Dirhams, celui ci m’emmènera chaque matin au labeur. Faut-il encore savoir donner la bonne direction. La plupart des Marocains, surtout à Casablanca, parlent le français à défaut de savoir l’écrire. Le Français reste en effet la langue des Elites.

“Ain Seebaa, Boulevard Moulay Ismaël,…”

Une fois l’adresse donnée, plusieurs cas de figure se présentent alors. Le chauffeur n’a vraiment pas envie d’aller dans le coin et trouvera un quelconque prétexte pour éviter la course “Je dois aller pointer” ayant la faveur des chauffeurs le plus fréquemment.

Le Petit Taxi à Casa

> Le chauffeur pense flairer le bon touriste et propose alors un prix à l’Américaine “Montes, 50 Dirhams” alors qu’il y a bel et bien un compteur. Soit le chauffeur souhaitait vraiment faire une bonne affaire, soit il voulait éviter encore une fois la course. En effet, si l’on rentre dans le jeu et que l’on montre que l’on est pas débarqué du jour, il se braquera facilement alors “C’est mon taxi, c’est 100, 200 dirhams, je décide”.

> Le taxi a déjà un passager avec lui, et cèdera mais vous aurez le droit à un léger détour pour l’occasion. Un arrêt à Casa Port ou du côté de la Vieille Medina. Tant que c’est sur le chemin tout va bien, mais quand le détour prend des proportions un peu trop élevées, il ne faudra alors pas hésiter à remettre les pendules à l’heure au moment du réglement final de la course.

> Le taxi accepte mais ne connaît pas bien le coin. Il faudra alors rester vigilant tout au long de la course et veiller à lui indiquer les bonnes directions. Cela vaut quelques frayeurs dans la circulations avec des changements de direction de dernière minute en queue de poisson devant gros camion conteneur et entre deux bus. Mais vous arrivez vivants après un dernier coup de frein devant le lieu de travail.

Le trajet est différent chaque matin et réserve son lot de surprises ou de frissons. C’est ce qui fait le charme du pays, cette conduite à la légère, à coups de slasloms dans les bouchons, à coups de klaxons lorsque le feu passe au vert. Le traffic matinal sur la route d’Ain Sebaa est ainsi un joyeux cafouillage de mobilettes toutes droit sorties des années 50 (vieilles Peugeot), de camions californiens vieille école, de bus ratp ne passant plus le controle technique, de grands taxis blancs (vieilles mercedes berlinoises) et enfin de gros 4×4 sortis de Miami Beach. A l’image du pays, le traffic automobile est terre de contrastes au Maroc.

Pollution, Klaxons, Conduite Sportive, Accidents en tout genre, bouchons dus à l’explosion des immatriculations… On aura l’occasion de revenir sur tous ces points à l’avenir!

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And This is Casablanca…

August 15, 2008

“C’est la première fois au Maroc Monsieur?”… C’est par cette phrase que les premiers contacts avec une population chaleureuse s’établissent. Pour ma part, c’est manqué, il s’agissait en effet de ma deuxième arrivée en fanfare à Casablanca la douce. L’an dernier, j’avais déjà eu l’occasion d’y traîner mes guêtres et j’avais donc une petite idée sur ce qui m’attendait à ma descente de mon vol Royal Air Maroc. Mais passer dans une ville ou un pays en simple touriste et venir y vivre et travailler, le fossé est tout de même des plus conséquents.

A l’arrivée en ce dimanche 1er juin 2008, le coursier de l’entreprise était au rendez-vous, panneau à la main avec mon nom. Vous savez le genre de panneau qui n’est jamais pour vous lorsque vous arrivez seul ou en touriste à l’aéroport d’une lointaine contrée. Ainsi, c’est en compagnie de Brahim, chauffeur accrédité de l’entreprise, que je redécouvre la route menant de l’aéroport au centre-ville. C’est une chaleur étouffante qui vous fait rapidement oublier la grisaille bretonne et la simple vue des palmiers requinque.

A vrai dire, je n’avais pas grand souvenir de Casablanca. Je redécouvre la conduite locale des plus sportives à coup de grands slaloms sur l’autoroute et une ville grouillante à travers les boulevards du centre ville. Le bruit de la métropole arabe me surprend avec concerts de klaxons à l’appui…

Les premières semaines se passeront à l’Appart – Hôtel, une suite royale au dernier étage en plein centre-ville de Casablanca, le temps de trouver le précieux logement.

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Next Step: Casablanca, Kingdom of Morocco

August 15, 2008

Après une riche parenthèse londonienne et quelques chinoiseries, me voilà parachuté dans un tout nouveau terrain de jeux: Casablanca, capitale économique du Royaume du Maroc. Un nouveau bain culturel qui devrait réserver son lot de surprises au quotidien et que j’essaierai tant bien que mal de faire vivre à travers le Casa Post. Le statut d’apprenti du monde du travail est désormais révolu et en tant que Coopérant pour les anciens et VIE pour les plus jeunes que l’entrée dans la vie active devient réalité.